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Studio Visit / Chrissy Angliker

6 years ago by

Si je n’étais pas écrivain, je rêverais d’être peintre. Il n’y a qu’un léger problème, je ne sais pas peindre, ou même dessiner. Même mes personnages bâton ont l’air bizarre. Comment c’est possible pour un personnage bâton d’avoir l’air bizarre, je ne sais pas. Mais je vous jure que c’est vrai.

Vous pouvez donc imaginer à quel point j’étais suspendue aux lèvres de Chrissy Angliker pendant notre café. J’étais fascinée par ses tableaux avant de la rencontrer mais après, waouh. Cette femme est mon modèle de créativité.

Elle prend des risques, vit dans un désordre créatif, qu’elle va jusqu’à apprécier, le tout en créant des oeuvres d’art qu’elle veut que chacun interprète et apprécie comme il le souhaite.

Les amis, je vous présente Chrissy !

_________________

Est-ce que vous pouvez nous parler de la manière dont on trouve à la fois de l’ordre et du chaos dans chacune de vos peintures ?
Dans mon processus de création, la peinture et moi travaillons d’égale à égale. A partir du moment où j’ai cessé de vouloir dominer la peinture et où je l’ai invitée à travailler avec moi, la peinture est devenue le plus grand de mes professeurs. Mon médium challenge chacune des marques que je trace délibérément. C’est un thème qui m’est venu lorsque je me suis rendu compte que la vie elle-même est un équilibre de contrôle et de chaos. En tant qu’êtres humains, nous avons des intentions mais nous devons anticiper l’intervention de forces extérieures hors de notre contrôle. Chaque peinture est créée dans le va-et-vient du dialogue que j’ai avec la peinture à propos de mon sujet.

Studio Visit / Chrissy Angliker
Studio Visit / Chrissy Angliker

En trois mots, comment décririez-vous votre relation avec la peinture ?
Mentor, Collaboratrice, Muse.

Comment avez-vous eu l’idée de travailler la peinture avec l’arrière de cuillères en plastique ?
Comme la plupart de mes changements de style picturaux, c’était un hasard. Je travaillais sur un sujet qui me frustrait, la peinture s’accumulait et la couleur devenait peu à peu vaseuse. J’ai attrapé la cuillère en plastique que j’utilisais pour transvaser la peinture du gros pot à mon bocal pour la mélanger, et j’ai commencé à éclabousser la peinture qui restait sur la cuillère sur la toile, comme pour signifier la fin de cet échec. Et j’avais ma réponse ! J’ai commencé à déplacer cette bulle de peinture multicolore de la pointe de la cuillère et j’ai remarqué que cela maintenait les couches de couleurs. C’est comme ça que j’ai commencé mes expérimentations avec les cuillères.

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Vous avez commencé à travailler dans un environnement corporate. Quels sont les avantages et inconvénients à être votre propre boss ?

J’ai étudié le dessin industriel à l’université et j’en ai ensuite fait pendant deux ans après mon diplôme. J’étais freelance pendant pratiquement toute cette période, à l’exception du moment où j’ai voulu être employée pour avoir une assurance santé. L’essai a duré moins de trois mois. C’est parce qu’un travail à temps complet me prenait tout mon temps et je n’arrivais pas à trouver un équilibre avec les projets créatifs que je trouvais importants et stimulants. Pendant ces quelques mois où j’étais à bout et en rébellion, j’ai recommencé à peindre.

Donc la majeure partie du temps où j’ai exercée en tant que designer, j’étais mon propre boss. Ce que j’adore quand tu es ton propre boss, c’est que chaque choix semble intime et important. Il n’y pas cet engagement fleur bleue sur la manière dont tu crées ou dont tu conduis tes affaires. Tu le penses, tu l’assumes et c’est ce qui te motive. Il y a un énorme sens de responsabilité individuelle, ce que j’adore. Mais en même temps, c’est une responsabilité à double tranchant puisque tu te retrouves aussi avec les inquiétudes, les prises de risque, les déceptions, les douches froides, les incertitudes…

De plus, être son propre boss ne veut pas dire tout savoir – une idée que j’ai adoptée pour ma pratique de la peinture mais avec laquelle j’ai du mal dans le cas de décisions business, difficiles hors de l’atelier.

En tant que boss, il est impossible d’être une île ; dans l’atelier oui, mais à l’extérieur il y a besoin de consultants et de mentors. J’apprends constamment de la sagesse et des connaissances des autres. Et New York est un lieu extraordinaire pour retrouver d’autres battants.

Ce qui me manque le plus du monde corporate, ce sont les fontaines à eau. C’était vraiment génial ! Pendant la plupart de mes journées au studio, je travaille dans une solitude complète et je ne parle pas de la journée. Je m’y suis habituée avec les années et maintenant la solitude me manque si je n’en en ai pas assez. Mais peut-être qu’un jour j’achèterai une fontaine à eau pour l’étage et je verrai ce qui se passe.

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