L\u2019autre jour, il faisait un temps radieux, frais et ensoleill\u00e9, le temps parfait pour aller au Studio \u00e0 pied, le temps parfait pour enfin \u00e9trenner pour la premi\u00e8re fois\u2026<\/p>\n
Oui ben je vous le dis tout de suite, c\u2019est probablement aussi la derni\u00e8re. <\/p>\n
Les mules, \u00e7a n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 pour marcher.<\/p>\n
Pourtant elles sont confortables, mes mules. Et puis c\u2019est l\u2019accessoire de printemps<\/a> id\u00e9al, quand on n\u2019est pas encore pr\u00eate a d\u00e9voiler son pied mais qu’on \u00e0 envie de saluer les rayons de soleil qui essayent de percer. <\/p>\n
L\u2019attrait de la mule est probablement ailleurs. Dans cette attitude \u201cfemme tellement cool dans la vie qu’elle n’a pas besoin d’un job ou que son job est un truc du genre influenceuse, djay qui se couche t\u00f4t ou chef sp\u00e9cialis\u00e9e dans les jus \u00e0 l’extrait de terre de Burning Man. Fille tellement bien dans ses baskets qu\u2019elle a repli\u00e9 le talon de ses mocassins. Tellement riche qu’elle est ravie de fracasser ses Gucci<\/a>. Une fille comme nous, quoi.<\/p>\n
1\/ Je suis press\u00e9e.
\n2\/ Je br\u00fble des calories.
\n3\/ Personne ne marche lentement \u00e0 New York<\/a>, m\u00eame pas les touristes. <\/p>\n
Comment transformer une balade sympa en souffrance ridicule.<\/p>\n
Ma d\u00e9marche mi-claudiquante (trainage de pied) mi-b\u00e2ton dans le cul (crispation des orteils) et en canard (on finit forc\u00e9ment en canard) (soupir de d\u00e9sapprobation de Carine Roitfeld<\/a>, la reine de la pause en pigeon) – le tout sur une paire de chaussures qui d\u00e9j\u00e0, faisait passer mon 41 pour du 43 en mode bien ajust\u00e9 mais qui alors l\u00e0, en mode talon \u00e0 moiti\u00e9 \u00e0 l’ext\u00e9rieur, me faisaient ressembler \u00e0 un Hobbit, parce que les Hobbit ont des pieds immenses et qu’ils marchent bizarre\u2026 <\/p>\n